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Liste grise du GAFI : focus sur la Côte d’Ivoire

  1. Une mise sous surveillance internationale
    En octobre dernier, la Côte d’Ivoire a été placée sur la liste grise du GAFI.
    Le président, Alassane Ouattara, a réagi en annonçant que la lutte contre la corruption et le blanchiment serait une priorité d’état en 2025. Des engagements ont également été pris pour collaborer davantage avec le GIABA.
  2. Un système fragilisé par des pratiques d’envergure répandues
    Plusieurs affaires récentes illustrent l’ampleur du problème :
    – Affaire des 4 hauts cadres du ministère de la construction complices du blanchiment de 100 milliards de FCFA : Ces hauts responsables sont impliqués dans un scandale de corruption et de blanchiment, ils auraient utilisé des prête-noms pour dissimuler des biens et des entreprises
    – Cinq agences de voyage ivoiriennes sont accusées d’avoir servi de couverture pour le blanchiment d’argent. Leurs comptes ont été saisis, et elles risquent la perte de leur agrément
    – Li Kesen, un ressortissant chinois, a été condamné en Côte d’Ivoire à sept ans de prison et à une amende de 1 909 milliards de FCFA pour fraude fiscale et blanchiment de capitaux
  3. Des actions majeures et concrètes en réponse au GAFI
    En réponse, la Côte d’Ivoire a rapidement multiplié les initiatives, avec par exemple :
    – La création du Groupe de Surveillance Financière (GSF) : en février 2025, le gouvernement a mis en place le GSF, un organe chargé d’organiser et de gérer le contrôle des entités assujetties, veillant à l’application des sanctions relevant de la compétence de la Direction générale des Douanes.
    – La formation des acteurs financiers : en mars 2025, un atelier de formation organisé par l’AMF-UMOA et Expertise France a permis de sensibiliser les institutions financières aux normes internationales et obligations de vigilance. Cette initiative vise à réduire les vulnérabilités du système bancaire et à améliorer la détection des opérations suspectes.
  4. En conclusion
    L’entrée de la Côte d’Ivoire sur la liste grise du GAFI a mis en évidence des failles systémiques, même si la pays avait déjà entrepris de nombreux travaux avant octobre 2024.
    La poursuite et le renforcement de ces travaux va s’avérer déterminant pour sortir rapidement de cette liste sous surveillance et ainsi restaurer la confiance des investisseurs et envoyer un message rassurant et positif !