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SFAM : du succès commercial au scandale judiciaire, qui implique l’ACPR !

L’assureur SFAM, rebaptisé Indexia Group est aujourd’hui au cœur d’un des plus gros scandales du secteur, mêlant pratiques commerciales douteuses, escroqueries massives, et défaillances de supervision… retour sur cette affaire !

Avril 2023 : Suite à des nombreuses plaintes de consommateurs, l’ACPR prononce une interdiction temporaire d’exercer à l’encontre de SFAM. En cause : des pratiques de vente jugées agressives et trompeuses, constatées dans les HUBSIDE STORE et via des téléconseillers internes.

Objectif : protéger les consommateurs tant que SFAM ne démontre pas sa mise en conformité.

Décembre 2024 : Un procès très médiatisé, mais partiel…
Plusieurs entités du groupe (FORIOU, HUBSIDE, SERENA, CYRANA…) ainsi que leur fondateur, Sadri Fegaier, sont condamnés pour pratiques commerciales trompeuses : résiliations ignorées, remboursements bloqués, mauvaise foi systémique dans le traitement des réclamations.
Mais ce jugement ne couvre malheureusement qu’une partie du dossier…

Mai 2025 : l’UFC-Que-Choisir relance l’affaire !
Face à la persistance des abus (malgré l’interdiction !), l’association dépose une nouvelle plainte pénale visant cette fois des faits bien plus larges :
– Prélèvements abusifs y compris après résiliation,
– Usage frauduleux de mandats SEPA,
– Transmission illicite de données bancaires à des tiers,
– Coordination structurée entre entités internes et externes au groupe.
Elle évoque clairement une “association de malfaiteurs” à visée systémique.

Et l’ACPR dans tout ça ?
C’est l’un des aspects les plus sensibles de l’affaire : l’UFC-Que Choisir accuse l’ACPR de ne pas avoir rempli sa mission de supervision. Malgré des alertes dès 2019 et un volume très important de réclamations, le régulateur n’aurait agi qu’en toute fin d’année 2022.

Selon l’association, cette passivité a permis à Indexia de poursuivre des pratiques illicites pendant plusieurs années, causant un préjudice massif aux consommateurs.

L’UFC a donc mis en demeure la Banque de France, dont dépend l’ACPR, de réparer les dommages subis par 561 victimes identifiées, en préalable à une possible action de groupe. Elle considère que la faute de l’ACPR engage la responsabilité de l’État.

Cette affaire met finalement en lumière :
La fragilité de certains modèles commerciaux dans l’assurance affinitaire,
L’importance de contrôles internes solides,
Mais surtout, la nécessité absolue d’une supervision réactive et efficace.

Romans sur Isère (26) : Siège de la Socit française d’assurances multirisques